La méthode
Ce qui est attesté, ce qui est inféré, ce qui est choisi, ce qui reste ouvert
Chaque lieu de cette collection est raconté deux fois. Le site porte le récit historique intégral, sans rien de romancé : les faits datés, les personnages, les paroles conservées, et la note qui dit d'où tout cela vient. La nouvelle audio est le script du podcast : des scènes vécues au présent, signalées par leur date et leur lieu, où le récit prend le risque de l'interprétation. Les deux reposent sur le même dossier documentaire ; chacun a son registre de preuve.
La charte de vérité
Dans les deux registres, les faits, les dates, les personnages et les paroles rapportées sont documentés. Le récit historique date tout ce que les sources datent, et cite ses dates comme un historien le ferait.
Les scènes de la nouvelle audio obéissent à trois règles de plus. Les gestes, les sensations et les pensées prêtés aux personnages relèvent de l'interprétation, et le registre de chaque scène le déclare. Les paroles citées entre guillemets sont celles que les sources conservent. Lorsqu'une scène prête une réponse à un personnage, elle est rendue au discours indirect et déclarée comme choix dans le registre. Enfin, les dates absolues y sont réservées aux pivots de l'histoire ; ailleurs, la scène s'en tient à des durées relatives, comme la mémoire le fait.
Les étages de preuve
Le registre qui accompagne chaque pièce de la nouvelle, et la note qui clôt chaque récit, classent ce que vous venez de lire selon un patron constant.
- Attestél'issue, les lieux, les dates, les personnages et les paroles sont établis par les sources.
- Inféréraisonnable, cohérent avec les sources, mais non documenté : une présence, un trajet, une hésitation.
- Choisiun arbitrage entre traditions concurrentes, déclaré comme tel, avec la raison du choix.
- Ouvertun point que les sources disponibles ne tranchent pas ; le texte le contourne plutôt que de le trancher.
S'y ajoutent, lorsque la matière l'exige, la tradition déclarée (une légende rapportée comme récit, non comme fait) et le débattu (une hypothèse savante que les spécialistes discutent encore).
Le récit historique ne porte pas ces marques dans le corps du texte, pour ne pas en briser la lecture ; il se contente de nommer les traditions comme telles. Les affirmations vérifiables y renvoient en revanche, par une note en marge, à leur source dans la bibliographie, selon l'usage des encyclopédies. Chaque chapitre se termine en revanche par un renvoi direct vers les sections de la note qui le concernent, dont le registre propre aux chapitres datés : le lecteur qui veut savoir sur quoi repose une page y accède en un clic, sans avoir à lire la note entière.
La nouvelle audio
Les règles propres aux scènes, à commencer par celle des paroles, se vérifient à la lecture comme à l'écoute : chacune des vingt-deux pièces a sa page, avec son texte intégral et son registre de preuve, et le lecteur peut confronter chaque scène à ce que son registre déclare.
La fabrique
Ces récits ont été écrits avec l'assistance d'une intelligence artificielle : recherche documentaire, premières versions, passes critiques. L'auteur a commandé, arbitré et réécrit chaque page ; les faits et leur étage de preuve sont sous sa seule responsabilité. Les apports de l'intelligence artificielle ont été rapportés aux sources : la bibliographie distingue les ouvrages consultés dans leur texte de ceux qui n'ont été atteints qu'à travers la littérature qui en dépend, les passages cités ont été relus sur l'image des pages numérisées lorsqu'elle était accessible, et tout ce qui n'a pu être vérifié sur pièces reste classé ouvert. Les voix des épisodes sont celles de l'auteur. Les erreurs qui subsistent lui appartiennent, et il reçoit volontiers les corrections.